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Passion
Mt
26,14...27,66
(
lecture
brève)
Mt
27,
11
-
54
(nos
8
à
12
)
ÉVANGILE ou bien lecture brève
)
Pour une lecture de la Passion à plusieurs
voix : L. = le lecteur; + =
Jésus; D. = les disciples;
F = la foule; A =
les autres personnages.
Gloire et louange à toi, Seigneur
Jésus. Pour nous, le Christ s'est fait obéissant, jusqu'à la
mort, et la mort sur une croix. Voilà pourquoi Dieu l'a élevé souverainement
et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et
louange à toi, Seigneur Jésus.
.
La
Passion
de
notre
Seigneur
Jésus
Christ
selon
saint
Matthieu
L. L'un
des
douze
Apôtres
de
Jésus,
nommé
Judas
Iscariote,
alla
trouver
les
chefs
des
prêtres
et
leur
dit:
D.
Que
voulez-vous
me
donner,
si
je
vous
le
livre?
L. Ils
lui
proposèrent
trente
Pièces
d'argent.
Dès
lors,
Judas
cherchait
une
occasion
favorable
pour
le
livrer.
Le
premier
jour
de
la
fête
des
pains
sans
levain,
les
disciples
vinrent
dire
à
Jésus
:
D. Où
veux-tu
que
nous
fassions
les
préparatifs
de
ton
repas
pascal
?
L.
Il
leur
dit:
+ Allez à
la
ville,
chez
un
tel,
et
dites-lui:
«
Le
Maître
te
fait
dire:
Mon
temps
est
proche;
c'est
chez
toi
que
je
veux
célébrer
la
Pâque
avec
mes
disciples. »
L. Les
disciples
firent
ce
que
Jésus
leur
avait
prescrit
et
ils
préparèrent
la
Pâque.
1.
La
Pâque
avec
les
disciples
Le
soir
venu,
Jésus
se
trouvait
à
table
avec
les
Douze.
Pendant
le
repas,
il
leur
déclara:
+
Amen,
je
vous
le
dis:
l'un
de
vous
va
me
livrer.
L.
Profondément
attristés,
ils
se
mirent
à
lui
demander,
l'un
après
l'autre
:
D.
Serait-ce
moi,
Seigneur?
L. Il
leur
répondit:
+ Celui
qui
vient
de
se
servir
en
même
temps
que
moi,
celuilà
va
me
livrer.
Le
Fils
de
l'homme
s'en
va,
comme
il
est
écrit
à
son
sujet;
mais
malheureux
l'homme
par
qui
le
Fils
de
l'homme
est
livré!
Il
vaudrait
mieux
que
cet
homme-là
ne
soit
pas
né!
L.
Judas,
celui
qui
le
livrait,
prit
la
parole:
D.
Rabbi,
serait-ce
moi?
L.
Jésus
lui
répond:
+
C'est
toi
qui
l'as
dit!
L. Pendant
le
repas,
Jésus
prit
du
pain,
prononça
la
bénédiction,
le
rompit
et
le
donna
à ses
disciples,
en
disant:
+
Prenez,
mangez:
ceci
est
mon
corps.
L.
Puis,
prenant
une
coupe
et
rendant
grâce,
il
la
leur
donna,
en
disant:
+ Buvez-en
tous,
car
ceci
est
mon
sang,
le
sang
de
l'Alliance,
répandu
pour
la
multitude
en
rémission
des
péchés.
Je
vous
le
dis,
désormais
je
ne
boirai
plus
de
ce
fruit
de
la
vigne,
jusqu'au
jour
où
je
boirai
un
vin
nouveau
avec
vous
dans
le
Royaume
de
mon
Père.
2. À
Gethsémani
L. Après
avoir
chanté
les
psaumes,
ils
partirent
pour
le
mont
des
Oliviers.
Alors
Jésus
leur
dit:
+ Cette
nuit,
je
serai
pour
vous
tous
une
occasion
de
chute;
car
il
est écrit:
«
Je
frapperai
le
berger,
et
les
brebis
du
troupeau
seront
dispersées.
»
Mais
après
que
je
serai
ressuscité,
je
vous
précéderai
en
Galilée.
L.
Pierre
lui
dit:
D.
Si
tous
viennent à
tomber
à cause
de
toi,
moi,
je
ne
tomberai
jamais.
L. Jésus
reprit:
+ Amen,
je
te
le
dis:
cette
nuit
même,
avant
que
le
coq
chante,
tu
m'auras
renié trois
fois.
L.
Pierre
lui
dit:
D. Même
si
je
dois
mourir
avec
toi,
je
ne
te
renierai
pas.
Et
tous
les
disciples
en
dirent
autant.
L. Alors
Jésus
parvient
avec
eux
à
un
domaine
appelé
Gethsémani
et
leur
dit:
+ Restez
ici,
pendant
que
je
m'en
vais
là-bas
pour
prier.
L. Il
emmena
Pierre,
ainsi
que
Jacques
et
Jean,
les
deux
fils
de
Zébédée,
et
il
commença
à ressentir
tristesse
et
angoisse.
Il
leur
dit
alors:
+ Mon âme
est
triste
à en
mourir.
Demeurez
ici
et
veillez
avec
moi.
L. Il
s'écarta
un
peu
et
tomba
la
face
contre
terre,
en
faisant
cette
prière
:
+
Mon
Père,
s'il
est
possible,
que
cette
coupe
passe
loin
de
moi
Cependant,
non
pas
comme
je
veux,
mais
comme
tu
veux.
L
Puis
il
revient
vers
ses
disciples
et
les
trouve
endormis;
il
dit à Pierre:
+
Ainsi,
vous
n'avez
pas
eu
la
force
de
veiller
une
heure
avec
moi
?
Veillez
et
priez,
pour
ne
pas
entrer
en
tentation:
l'esprit
est
ardent,
mais
la
chair
est
faible.
L. Il
retourna
prier
une
deuxième
fois:
+
Mon
Père,
si
cette
coupe
ne
peut
passer
sans
que
je
la
boive,
que
ta
volonté soit
faite!
L.
Revenu
près
des
disciples,
il
les
trouva
endormis,
car
leurs
yeux
étaient
lourds
de
sommeil.
Il
les
laissa
et
retourna
prier
pour
la
troisième
fois,
répétant
les
mêmes
paroles.
Alors
il
revient
vers
les
disciples
et
leur
dit
+
Désormais,
vous
pouvez
dormir
et
vous
reposer!
La
voici
toute
proche,
l'heure
où
le
Fils
de
l'homme
est
livré
aux
mains
des
pécheurs.
Levez-vous!
Allons!
Le
voici
tout
proche,
celui
qui
me
livre.
L.
Jésus
parlait
encore,
lorsque
Judas,
l'un
des
Douze,
arriva,
avec
une
grande
foule
armée
d'épées
et
de
bâtons,
envoyée
par
les
chefs
des
prêtres
et
les
anciens
du
peuple.
Le
traître
leur
avait
donné un
signe:
D. «
Celui
que
j'embrasserai,
c'est
lui;
arrêtez-le. »
L.
Aussitôt,
s'approchant
de
Jésus,
il
lui
dit:.
D
Salut,
Rabbi!
L et
il
l'embrassa.
Jésus
lui
dit:
+
Mon
ami,
fais
ta
besogne.
L. Alors
ils
s'avancèrent,
mirent
la
main
sur
Jésus
et
l'arrêtèrent.
Un
de
ceux
qui
étaient
avec
Jésus,
portant
la
main
à
son
épée,
la
tira,
frappa
le
serviteur
du
grand
prêtre
et
lui
trancha
l'oreille.
Jésus
lui
dit:
+ Rentre
ton épée,
car
tous
ceux
qui
prennent
l'épée
périront
par
l'épée.
Crois-tu
que
je
ne
puisse
pas
faire
appel
à
mon
Père
qui
mettrait
aussitôt
à
ma
disposition
plus
de
douze
légions
d'anges
?
Mais
alors,
comment
s'accompliraient
les
Écritures
?
D'après
elles,
c'est
ainsi
que
tout
doit
se
passer.
L. A
ce
moment-là,
Jésus
dit
aux
foules:
+ Suis-je
donc
un
bandit
pour
que
vous
soyez
venus
m'arrêter
avec
des
épées
et
des
bâtons
?
Chaque
jour,
j'étais
assis
dans
le
Temple
où
j'enseignais,
et
vous
ne
m'avez
pas
arrêté.
Mais
tout
cela
est
arrivé
pour
que
s'accomplissent
les
écrits
des
prophètes.
L. Alors
les
disciples
l'abandonnèrent
tous
et
s'enfuirent.
3.
Chez
le
grand
prêtre
L. Ceux
qui
avaient
arrêté
Jésus
l'amenèrent
devant
Caïphe,
le
grand
prêtre,
chez
qui
s'étaient
réunis
les
scribes
et
les
anciens.
Quant
à
Pierre,
il
le
suivait
de
loin,
jusqu'au
palais
du
grand
prêtre;
il
entra
dans
la
cour
et
s'assit
avec
les
serviteurs
pour
voir
comment
cela
finirait.
Les
chefs
des
prêtres
et
tout
le
grand
conseil
cherchaient
un
faux
témoignage
contre
Jésus
pour
le
faire
condamner
à
mort.
Ils
n'en
trouvèrent
pas;
pourtant
beaucoup
de
faux
témoins
s'étaient
présentés.
Finalement
il
s'en
présenta
deux
qui
déclarèrent:
A. Cet
homme
a
dit: «
Je
peux
détruire
le
Temple
de
Dieu
et,
en
trois
jours,
le
rebâtir. »
L. Alors
le
grand
prêtre
se
leva
et
lui
dit:
A.
Tu
ne
réponds
rien
à
tous
ces
témoignages
portés
contre
toi?
L.
Mais
Jésus
gardait
le
silence.
Le
grand
prêtre
lui
dit:
A.
Je
t'adjure,
par
le
Dieu
Vivant,
de
nous
dire
si
tu
es
le
Messie,
le
Fils
de
Dieu.
L.
Jésus
lui
répond
:
+ C'est
toi
qui
l'as
dit;
mais
en
tout
cas,
je
vous
le
déclare
désormais
vous
verrez
le
Fils
de
l'homme
siéger
à
la
droite
du
Tout-Puissant
et
venir
sur
les
nuées
du
ciel.
L. Alors
le
grand
prêtre
déchira
ses
vêtements,
en
disant:
A. Il
a
blasphémé!
Pourquoi
nous
faut-il
encore
des
témoins
?
Vous
venez
d'entendre
le
blasphème!
Quel
est
votre
avis
?
L.
Ils
répondirent:
F Il
mérite
la
mort.
L. Alors
ils
lui
crachèrent
au
visage
et
le
rouèrent
de
coups;
d'autres
le
giflèrent
en
disant:
F. Fais-nous
le
prophète,
Messie!
qui
est-ce
qui
t'a
frappé ?
L.
Quant à
Pierre,
il
était
assis
dehors
dans
la
cour.
Une
servante
s'approcha
de
lui:
A. Toi
aussi,
tu étais
avec
Jésus
le
Galiléen!
L.
Mais
il
nia
devant
tout
le
monde:
D.
Je
ne
sais
pas
ce
que
tu
veux
dire.
L. Comme
il
se
retirait
vers
le
portail,
une
autre
le
vit
et
dit
aux
gens
qui étaient
là:
A. Celui-ci était
avec
Jésus
de
Nazareth.L.De
nouveau,
Pierre
le
nia:
D.
Je
jure
que
je
ne
connais
pas
cet
homme.
L. Peu
après,
ceux
qui
se
tenaient
là
s'approchèrent
de
Pierre
A.
Sûrement,
toi
aussi,
tu
fais
partie
de
ces
gens-là;
d'ailleurs
ton
accent
te
trahit.
L. Alors,
il
se
mit à
protester
violemment
et
à jurer:
D.
Je
ne
connais
pas
cet
homme.
L. Aussitôt
un
coq
chanta.
Et
Pierre
se
rappela
ce
que
Jésus
lui
avait
dit:
«
Avant
que
le
coq
chante,
tu
m'auras
renié
trois
fois.
»
Il
sortit
et
pleura
amèrement.
L. Le
matin
venu,
tous
les
chefs
des
prêtres
et
les
anciens
du
peuple
tinrent
conseil
contre
Jésus
pour
le
faire
condamner
à
mort.
Après
l'avoir
ligoté,
ils
l'emmenèrent
pour
le
livrer
à
Pilate,
le
gouverneur.
Alors
Judas,
le
traître,
fut
pris
de
remords
en
le
voyant
condamné;
il
rapporta
les
trente
pièces
d'argent
aux
chefs
des
prêtres
et
aux
anciens.
Il
leur
dit:
D.
J'ai
péché
en
livrant
à la
mort
un
innocent.
L. Ils
répliquèrent:
A.
Qu'est-ce
que
cela
nous
fait
?
Cela
te
regarde!
L. Jetant
alors
les
pièces
d'argent
dans
le
Temple,
il
se
retira
et
alla
se
pendre.
Les
chefs
des
prêtres
ramassèrent
l'argent
et
se
dirent:
A. Il
n'est
pas
permis
de
le
verser
dans
le
trésor,
puisque
c'est
le
prix
du
sang.
L.
Après
délibération,
ils
achetèrent
avec
cette
somme
le
Champ-du-Potier
pour
y
enterrer
les
étrangers.
Voilà
pourquoi
ce
champ
a
été
appelé
jusqu'à
ce
jour
le
Champ-du-Sang.
Alors
s'est
accomplie
la
parole
transmise
par
le
prophète
Jérémie
:
«
Ils
prirent
les
trente
pièces
d'argent,
le
prix
de
celui
qui
fut
mis
à
prix
par
les
enfants
d'Israël,
et
ils
les
donnèrent
pour
le
champ
du
potier,
comme
le
Seigneur
me
l'avait
ordonné. »
Début de la lecture brève
4.
Devant
Pilate
L. On
fit
comparaître
Jésus
devant
Pilate,
le
gouverneur,
qui
l'interrogea:
A.
Es-tu
le
roi
des
Juifs
?
L. Jésus
déclara:
+
C'est
toi
qui
le
dis.
L. Mais,
tandis
que
les
chefs
des
prêtres
et
les
anciens
l'accusaient,
il
ne
répondit
rien.
Alors
Pilate
lui
dit:
A. Tu
n'entends
pas
tous
les
témoignages
portés
contre
toi
?
L.
Mais
Jésus
ne
lui
répondit
plus
un
mot,
si
bien
que
le
gouverneur
était
très
étonné.
Or,
à
chaque
fête,
celui-ci
avait
coutume
de
relâcher
un
prisonnier,
celui
que
la
foule
demandait.
Il
y
avait
alors
un
prisonnier
bien
connu,
nommé
Barabbas.
La
foule
s'étant
donc
rassemblée,
Pilate
leur
dit:
A. Qui
voulez-vous
que
je
vous
relâche:
Barabbas?
ou
Jésus
qu'on
appelle
le
Messie
?
L.
Il
savait
en
effet
que
c'était
par
jalousie
qu'on
l'avait
livré.
Tandis
qu'il
siégeait
au
tribunal,
sa
femme
lui
fit
dire:
A. Ne
te
mêle
pas
de
l'affaire
de
ce
juste,
car
aujourd'hui
j'ai
beaucoup
souffert
en
songe
à cause
de
lui.
L. Les
chefs
des
prêtres
et
les
anciens
poussèrent
les
foules
à
réclamer
Barabbas
et
à
faire
périr
Jésus.
Le
gouverneur
reprit:
A. Lequel
des
deux
voulez-vous
que
je
vous
relâche
?
L. Ils
répondirent:
F.
Barabbas!
L.
Il
reprit
:
A.
Que
ferai-je
donc
de
Jésus,
celui
qu'on
appelle
le
Messie
?
L. Ils
répondirent
tous:
F.
Qu'on
le
crucifie!
L.
Il
poursuivit:
A.
Quel
mal
a-t-il
donc
fait?
L.
Ils
criaient
encore
plus
fort:
F.
Qu'on
le
crucifie!
L.
Pilate
vit
que
ses
efforts
ne
servaient à
rien,
sinon
à
augmenter
le
désordre
:
alors
il
prit
de
l'eau
et
se
lava
les
mains
devant
la
foule,
en
disant:
A.
Je
ne
suis
pas
responsable
du
sang
de
cet
homme:
cela
vous
regarde!
L. Tout
le
peuple
répondit:
F.
Son
sang,
qu'il
soit
sur
nous
et
sur
nos
enfants!
L.
Il
leur
relâcha
donc
Barabbas;
quant
à
Jésus,
il
le
fit
flageller
et
le
leur
livra
pour
qu'il
soit
crucifié.
L. Alors
les
soldats
du
gouverneur
emmenèrent
Jésus
dans
le
prétoire
et
rassemblèrent
autour
de
lui
toute
la
garde.
Ils
lui
enlevèrent
ses
vêtements
et
le
couvrirent
d'un
manteau
rouge.
puis,
avec
des
épines,
ils
tressèrent
une
couronne,
et
la
posèrent
sur
sa
tête;
ils
lui
mirent
un
roseau
dans
la
main
droite
et,
pour
se
moquer
de
lui,
ils
s'agenouillaient
en
lui
disant:
F.
Salut,
roi
des
Juifs!
L
Et,
crachant
sur
lui,
ils
prirent
le
roseau
et
ils
le
frappaient
a
la
tête.
Quand
ils
se
furent
bien
moqués
de
lui,
ils
lui
enlevèrent
le
manteau,
lui
remirent
ses
vêtements,
et
l'emmenèrent
pour
le
crucifier.
5.
Au
Calvaire
L. En
sortant,
ils
trouvèrent
un
nommé
Simon,
originaire
de
Cyrène,
et
ils
le
réquisitionnèrent
pour
porter
la
croix.
Arrivés
à
l'endroit
appelé
Golgotha,
c'est-à-dire
Lieu-du-Crâne
ou
Calvaire,
ils
donnèrent
à
boire
à
Jésus
du
vin
mêlé
de
fiel;
il
en
goûta,
mais
ne
voulut
pas
boire.
Après
l'avoir
crucifié,
ils
se
partagèrent
ses
vêtements
en
tirant
au
sort;
et
ils
restaient
là,
assis,
à
le
garder.
Au-dessus
de
sa
tête
on
inscrivit
le
motif
de
sa
condamnation:
«
Celui-ci
est
Jésus,
le
roi
des
Juifs.
»
En
même
temps,
on
crucifie
avec
lui
deux
bandits,
l'un
à
droite
et
l'autre
à
gauche.
Les
passants
l'injuriaient
en
hochant
la
tête:
F. Toi
qui
détruis
le
Temple
et
le
rebâtis
en
trois
jours,
sauvetoi
toi-même,
si
tu
es
le
Fils
de
Dieu,
et
descends
de
la
croix!
L. De
même,
les
chefs
des
prêtres
se
moquaient
de
lui
avec
les
scribes
et
les
anciens,
en
disant:
A. Il
en
a
sauvé
d'autres,
et
il
ne
peut
pas
se
sauver
lui-même!
C'est
le
roi
d'Israël:
qu'il
descende
maintenant
de
la
croix
et
nous
croirons
en
lui!
Il
a
mis
sa
confiance
en
Dieu:
que
Dieu
le
délivre
maintenant,
s'il
l'aime!
Car
il
a
dit:
« Je
suis
le
Fils
de
Dieu. »
L. Les
bandits
crucifiés
avec
lui
l'insultaient
de
la
même
manière.
L. À
partir
de
midi,
l'obscurité
se
fit
sur
toute
la
terre
jusqu'à
trois
heures.
Vers
trois
heures,
Jésus
cria
d'une
voix
forte:
+
Eli,
Eli,
lama
sabactani
?
L.
Ce
qui
veut
dire:
+
Mon
Dieu,
mon
Dieu,
pourquoi
m'as-tu
abandonné?
L. Quelques-uns
de
ceux
qui étaient
là disaient
en
l'entendant:
F. Le
voilà
qui
appelle
le
prophète
Élie!
L. Aussitôt
l'un
d'eux
courut
prendre
une
éponge
qu'il
trempa
dans
une
boisson
vinaigrée;
il
la
mit
au
bout
d'un
roseau,
et
il
lui
donnait
à boire.
Les
autres
dirent:
F.
Attends!
nous
verrons
bien
si Élie
va
venir
le
sauver.
L. Mais
Jésus,
poussant
de
nouveau
un
grand
cri,
rendit
l'esprit.
Ici
on
fléchit
le
genou
et
on
s'arrête
un
instant.
L. Et
voici
que
le
rideau
du
Temple
se
déchira
en
deux,
du
haut
en
bas;
la
terre
trembla
et
les
rochers
se
fendirent.
Les
tombeaux
s'ouvrirent;
les
corps
de
nombreux
saints
qui
étaient
morts
ressuscitèrent
et,
sortant
des
tombeaux
après
la
résurrection
de
Jésus,
ils
entrèrent
dans
la
ville
sainte,
et
se
montrèrent
à
un
grand
nombre
de
gens.
À
la
vue
du
tremblement
de
terre
et
de
tous
ces
événements,
le
centurion
et
ceux
qui,
avec
lui,
gardaient
Jésus,
furent
saisis
d'une
grande
frayeur
et
dirent
:
A. Vraiment,
celui-ci était
le
Fils
de
Dieu!
Fin de la lecture brève.
L. Il
y
avait
là
plusieurs
femmes
qui
regardaient
à
distance:
elles
avaient
suivi
Jésus
depuis
la
Galilée
pour
le
servir.
Parmi
elles
se
trouvaient
Marie
Madeleine,
Marie,
mère
de
Jacques
et
de
Joseph,
et
la
mère
des
fils
de
Zébédée.
Le
soir
venu,
arriva
un
homme
riche,
originaire
d'Arimathie,
qui
s'appelait
Joseph,
et
qui était
devenu
lui
aussi
disciple
de
Jésus.
Il
alla
trouver
Pilate
pour
demander
le
corps
de
Jésus.
Alors
Pilate
ordonna
de
le
lui
remettre.
Prenant
le
corps,
Joseph
l'enveloppa
dans
un
linceul
neuf,
et
le
déposa
dans
le
tombeau
qu'il
venait
de
se
faire
tailler
dans
le
roc.
Puis
il
roula
une
grande
pierre
à
l'entrée
du
tombeau
et
s'en
alla.
Cependant
Marie
Madeleine
et
l'autre
Marie
étaient
là,
assises
en
face
du
tombeau.
L.Quand
la
journée
des
préparatifs
de
la
fête
fut
achevée,
les
chefs
des
prêtres
et
les
pharisiens
s'assemblèrent
chez
Pilate,
en
disant:
A. Seigneur,
nous
nous
sommes
rappelé
que
cet
imposteur
a
dit,
de
son
vivant:
«
Trois
jours
après,
je
ressusciterai.
»
Donne
donc
l'ordre
que
le
tombeau
soit
étroitement
surveillé
jusqu'au
troisième
jour,
de
peur
que
ses
disciples
ne
viennent
voler
le
corps
et
ne
disent
au
peuple
:
«
Il
est
ressuscité
d'entre
les
morts.
»
Cette
dernière
imposture
serait
pire
que
la
première.
Pilate
leur
déclara:
.
Je
vous
donne
une
garde;
allez,
organisez
la
surveillance
comme
vous
l'entendez.
L
Ils
partirent
donc
et
assurèrent
la
surveillance
du
tombeau
en
mettant
les
scellés
sur
la
pierre
et
en
y
plaçant
la
garde.
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