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PASSION SELON SAINT MARC
ÉVANGILE Mc
14,
1-15,
47
o
u bien lecture brève
15,
1-39 (n°
8 à 13)
Pour une lecture de la Passion à plusieurs
voix : L. = le lecteur; + =
Jésus; D. = les disciples;
F = la foule; A =
les autres personnages.On peut au changer de
lecteur au fur et à mesure des différents épisodes.
Christ, mort pour nos péchés,
Christ, ressuscité pour notre vie! Pour nous, le Christ s'est
fait obéissant, jusqu'à la mort, et la mort sur une croix. Voilà pourquoi
Dieu l'a élevé souverainement et lui a donné le Nom qui est au-dessus
de tout nom.
Christ, mort pour nos péchés, Christ, ressuscité pour notre vie!
La
Passion
de
notre
Seigneur
Jésus
Christ
selon
saint
Marc
La
Passion
de
notre
Seigneur
Jésus
Christ
selon
saint
Marc
1.
LE
COMPLOT
CONTRE
JÉSUS.
REPAS
À
BÉTHANIE
L. La
fête
de
la
Pâque
et
des
pains
sans
levain
allait
avoir
lieu
dans
deux
jours.
Les
chefs
des
prêtres
et
les
scribes
cherchaient
le
moyen
d'arrêter
Jésus
par
ruse,
pour
le
faire
mourir.
Car
ils
se
disaient
:
A. «
Pas
en
pleine
fête,
pour
éviter
une
émeute
dans
le
peuple.
»
L.
Jésus
se
trouvait
à
Béthanie,
chez
Simon
le
lépreux.
Pendant
qu'il
était
à
table,
une
femme
entra,
avec
un
flacon
d'albâtre
contenant
un
parfum
très
pur
et
de
grande
valeur.
13risant
le
flacon,
elle
le
lui
versa
sur
la
tête.
Or,
quelques-uns
s,ilidienaient
:
A. «
A
quoi
bon
gaspiller
ce
parfum?
On
aurait
pu
le
vendre
pour
plus
de
trois
cents
pièces
d'argent
et
en
faire
don
aux
pauvres.»
L Et
ils
la
critiquaient.
Mais
Jésus
leur
dit
+ «
Laissez-la!
Pourquoi
la
tourmenter
?
C'est
une
action
charitable
qu'elle
a
faite
envers
moi.
Des
pauvres,
vous
en
aurez
toujours
avec
vous,
et,
quand
vous
voudrez,
vous
pourrez
les
secourir;
mais
moi,
vous
ne
m'aurez
pas
toujours.
Elle
a
fait
tout
ce
qu'elle
pouvait
faire.
D'avance,
elle
a
parfumé
mon
corps
pour
mon
ensevelissement.
Amen,
je
vous
le
dis
:
partout
où
la
Bonne
Nouvelle
sera
proclamée
dans
le
monde
entier,
on
racontera,
en
souvenir
d'elle,
ce
qu'elle
vient
de
faire.
»
2.
LA
TRAHISON
DE
JUDAS
L.
Judas
Iscariote,
l'un
des
Douze,
alla
trouver
les
chefs
des
prêtres
pour
leur
livrer
Jésus.
A
cette
nouvelle,
ils
se
réjouirent
et
promirent
de
lui
donner
de
l'argent.
Dès
lors
Judas
cherchait
une
occasion
favorable
pour
le
livrer.
Le
premier
jour
de
la
fête
des
pains
sans
levain,
où
l'on
immolait
l'agneau
pascal,
les
disciples
de
Jésus
lui
disent
:
D.
«
Où
veux-tu
que
nous
allions
faire
les
préparatifs
pour
ton
repas
pascal
?
»
L.
Il
envoie
deux
disciples
+ «
Allez
à
la
ville;
vous
y
rencontrerez
un
homme
portant
une
cruche
d'eau.
Suivez-le.
Et
là
où
il
entrera,
dites
au
propriétaire
:
"Le
Maître
te
fait
dire
:
Où
est
la
salle
où
je
pourrai
manger
la
Pâque
avec
mes
disciples
?"
Il
vous
montrera,
à
l'étage,
une
grande
pièce
toute
prête
pour
un
repas.
Faites-y
pour
nous
les
préparatifs.
»
L.
Les
disciples
partirent,
allèrent
en
ville;
tout
se
passa
comme
Jésus
le
leur
avait
dit;
et
ils
préparèrent
la
Pâque.
3.
LA
CÈNE
DU
SEIGNEUR
L.
Le
soir
venu,
Jésus
arrive
avec
les
Douze.
Pendant
qu'ils
étaient
à
table
et
mangeaient,
Jésus
leur
déclara
:
+ « Amen, je vous le dis : l'un de vous, qui mange
avec moi, va me livrer. »
L. Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l'un après
l'autre :
D. « Serait-ce moi? »
L. Il leur répondit:
+ « C'est l'un des Douze, qui se sert au même
plat que moi. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son
sujet; mais malheureux celui qui le livre! Il vaudrait mieux pour lui qu'il
ne soit pas né. »
L. Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction,
le rompit, et le leur donna, en disant
+ « Prenez, ceci est mon corps. »
L. Puis, prenant une coupe et rendant grâce,
il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit :
+ « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour
la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne,
jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le Royaume
de Dieu. »
L. Après le chant d'action de grâce, ils partent pour le mont
des Oliviers. Jésus leur dit :
+ « Vous allez tous être exposés à tomber, car
il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées.
Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai
en Galilée. »
L. Pierre lui dit alors :
D. « Même si tous viennent à tomber,
moi, je ne tomberai pas. »
L. Jésus lui répondit:
+ « Amen, je te le dis: toi, aujourd'hui, cette nuit même,
avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois
fois. »
L. Mais lui reprenait de plus belle
D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. »
L.
Et tous disaient de même.
4. L'AGONIE À GETHSÉMANI
L. Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani.
Jésus dit à ses disciples
+ « Restez ici; moi, je vais prier.»
L. Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir
frayeur et angoisse. Il leur dit :
+ « Mon âme est triste à mourir.
Demeurez ici et veillez. »
L. S'écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que,
s'il était possible, cette heure s'éloigne de lui. Il disait
:
+ « Abba... Père, tout est possible pour toi. Éloigne
de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux! »
L. Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre
:
+ « Simon, tu dors! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure?
Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais
la chair est faible. »
L. Il retourna prier, en répétant les mêmes paroles.
Ouand il revint près des disciples, il les trouva endormis, car leurs
yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que lui dire. Une troisième
fois, il revient et leur dit :
+ « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C'est fait;
l'heure est venue : voici que le Fils de l'homme est livré aux mains
des pécheurs. Levez-vous! Allons! Le voici tout proche, celui qui
me livre. »
5. L'ARRESTATION DE JÉSUS
L. Jésus parlait encore quand Judas, l'un des Douze, arriva avec
une bande armée d'épées et de bâtons, envoyée
par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Or, le traître
leur avait donné un signe convenu :
D. « Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le,
et emmenezle sous bonne garde. »
L. À peine arrivé, Judas, s'approchant de Jésus, lui
dit
D. « Rabbi! »
L. Et il l'embrassa. Les autres lui mirent la main dessus et l'arrêtèrent.
Un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa
le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille. Alors Jésus
leur déclara :
+ « Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m'arrêter
avec des épées et des bâtons? Chaque jour, j'étais
parmi
vous dans le Temple, où j'enseignais, et vous ne m'avez pas arrêté.
Mais il faut que les Écritures s'accomplissent.»
L. Les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent tous. or, un jeune
homme suivait Jésus; il n'avait pour vêtement qu'un drap. On
le saisit. Mais lui, lâchant le drap, se sauva tout nu.
6. JÉSUS DEVANT CAIPHE
L. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, et tous
les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent.
Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu'à l'intérieur
du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il
se chauffait près du feu. Les chefs des prêtres et tout le
grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour
le faire condamner à mort, et ils n'en trouvaient pas. De fait, plusieurs
portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages
ne concordaient même pas. Quelques-uns se levaient pour porter contre
lui ce faux témoignage :
A. « Nous l'avons entendu dire : "Je détruirai ce temple
fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui
ne sera pas fait de main d'homme". »
L. Et même sur ce point, ils n'étaient pas d'accord. Alors
le grand prêtre se leva devant l'assemblée et interrogea Jésus
:
A. « Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent
contre toi? »
L. Mais lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand
prêtre l'interroge de nouveau :
A. « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? »
L. Jésus
lui dit :
+ « Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siéger à la
droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »
L. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements
et dit :
A. « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez
entendu le blasphème. Quel est votre avis ? »
L. Tous prononcèrent qu'il méritait la mort. Quelques-uns
se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d'un voile, et
le rouèrent de coups, en disant
F « Fais le prophète! »
L. Et les gardes lui donnèrent des gifles.
7. LA TRAHISON ET LE REPENTIR DE PIERRE
L. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante
du grand prêtre. Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et
lui dit :
A, « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth. »
L.
Pierre le nia :
D. « Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu
veux dire. »
L. Puis il sortit dans le vestibule. La servante, l'ayant vu, recommença à dire à ceux
qui se trouvaient là
A. « En voilà un qui est des leurs! »
L. De nouveau, Pierre le niait. Un moment après, ceux qui étaient
là lui disaient :
F « Sûrement tu en es! D'ailleurs, tu es galiléen. »
L. Alors il se mit à jurer en appelant sur lui la malédiction
D. « Je ne connais pas l'homme dont vous parlez. »
L. Et aussitôt, un coq chanta pour la seconde fois. Alors, Pierre
se souvint de la parole de Jésus : « Avant que le coq chante
deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et il se mit à pleurer.
Début de la lecture brève.
8. JÉSUS DEVANT PILATE
L. Dès le matin, les chefs des prêtres convoquèrent
les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînèrent
Jésus et l'emmenèrent pour le livrer à Pilate. Celui-ci
l'interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus répond
:
+ « C'est toi qui le dis. »
L. Les chefs des prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demandait à nouveau :
A. « Tu ne réponds rien
? Vois toutes les accusations qu'ils portent contre toi. »
L. Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate s'en étonnait.
9. BARABBAS
L. À chaque fête de Pâque, il relâchait
un prisonnier, celui que la foule demandait. Or, il y avait en prison un
dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers pour avoir tué un homme
lors de l'émeute. La foule monta donc, et se mit à demander à Pilate
la grâce qu'il accordait d'habitude. Pilate leur répondit:
A. « Voulez-vous que je vous relâche
le roi des Juifs ? »
L. (Il se rendait bien compte que c'était par jalousie que les chefs
des prêtres l'avaient livré.) Ces derniers excitèrent
la foule à demander plutôt la grâce de Barabbas. Et comme
Pilate reprenait :
A. « Que ferai-je donc de celui que vous appelez
le roi des Juifs ? »
L. Ils crièrent de nouveau
F « Crucifie-le! »
L. Pilate leur disait
A. « Qu'a-t-il donc fait de mal ? »
L. Mais ils crièrent encore plus fort
F « Crucifie-le! »
L. Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas. Et après
avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il soit crucifié.
10. JÉSUS EST COURONNÉ D'ÉPINES
L. Les soldats l'emmenèrent à l'intérieur du prétoire,
c'est-àdire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la
garde, ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête
une couronne d'épines qu'ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui
faire des révérences :
F « Salut, roi des Juifs. »
L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui,
et s'agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués
de lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses
vêtements.
11. LE CHEMIN DE CROIX
L. Puis ils l'emmenèrent pour le crucifier, et ils réquisitionnent,
pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père
d'Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils
amènent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire
Lieu-du-Crâne ou Calvaire. Ils lui offraient du vin aromatisé de
myrrhe; mais il n'en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent
ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. Il était
neuf heures lorsqu'on le crucifia. Une inscription indiquant le motif de sa
condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs. » Avec lui
on crucifie deux bandits, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.
12. SUR LE CALVAIRE
L. Les passants l'injuriaient en hochant la tête
F « Hé! toi qui détruis le Temple et le rebâtis
en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix! »
L. De même, les chefs des prêtres
se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux :
A. « Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même!
Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix; alors
nous verrons et nous croirons. »
L. Même ceux qui étaient crucifiés
avec lui l'insultaient.
13. LA MORT DE JÉSUS
L. Quand arriva l'heure de midi, il y eut des ténèbres sur
toute la terre, jusque vers trois heures. Et à trois heures, Jésus
cria d'une voix forte :
+ « Éloï, Éloï,
lama sabactani ? »
L.
Ce qui veut dire :
+ « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m'as-tu abandonné ? »
L. Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient
en l'entendant :
F « Voilà qu'il appelle le prophète Élie! »
L. L'un d'eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire, en disant
:
A. « Attendez! Nous verrons bien si Élie vient le descendre
de là! »
L. Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.
Ici on se met à genoux et on s'arrête
un instant.
L. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en
bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant
comment il avait expiré, s'écria :
A. « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu! »
Fin de la lecture brève.
14. JÉSUS EST MIS AU TOMBEAU
L. Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles,
Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José,
et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était
en Galilée, et encore beaucoup d'autres, qui étaient montées
avec lui à Jérusalem. Déjà le soir était
venu; or, comme c'était la veille du sabbat, le jour où il
faut tout préparer, Joseph d'Arimathie intervint. C'était
un homme influent, membre du conseil, et il attendait lui aussi le Royaume
de Dieu. Il eut le courage d'aller chez Pilate pour demander le corps de
Jésus. Pilate, s'étonnant qu'il soit déjà mort,
fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était
mort. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre
le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la
croix, l'enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre
qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre
l'entrée du tombeau.
Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit
où on l'avait mis.
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