PAROISSE SAINT CHARLES —- MONTE CARLO
Oblats de Saint François de Sales
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AUTEL DES TROIS SAINTES REINES
(Chapelle de la Vierge)

 

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L’autel de la Vierge (chapelle à gauche du choeur), en chêne d’Autriche, appelé aussi «Autel des trois Saintes Reines» est signé J.Leimer et porte la date de 1873

Trois statues, presque en grandeur nature, ornent cet autel : au centre une Vierge à l’Enfant, à gauche Sainte Elisabeth de Hongrie, une rose et un pain dans la main, et à droite Saint Catherine d’Alexandrie tenant un rouleau de papyrus et une épée. Au rétable les quatre Evangélistes et leurs attributs. Deux anges, les ailes déployées, gardent, dans une attitude de respect et d’adoration, la porte du tabernacle sur laquelle est finement ciselé un petit calvaire : le Christ entre Saint Jean et Sainte Marie-Madeleine. Le tombeau de l’autel est, à dessein, sobre d’ornementations, afin de permettre au regard de monter droit au tabernacle et aux personnages

Ste Elisabeth, reine de Hongrie, aimait les pauvres. Un jour, leur apportant, cachée dans son vêtement, de la nourriture, elle rencontra son époux, Louis, Landgrave et duc de Hesse et de Thuringe. Il voulut savoir ce que pouvait bien porter la reine. Elisabeth, légèrement confuse, développa les plis de sa robe, et une guirlande de roses fraîches et parfumées apparut soudain.

Ste-Catherine, illustre philosophe d’Alexandrie, est, comme Ste-Elisabeth, de race royale, ce qui explique la couronne qui lui ceint le front. Dans ses mains, le rouleau de Papyrus déployé rappelle sa science ; l’épée, son martyre.

Ce triptyque de statues est surmonté de trois gracieux clochetons dans le plus pur style gothique, le long desquels courent des bourgeons entr’ouverts de classiques feuilles d’acanthe. La finesse des flèches est soutenue, en avant, par un triforium, dont les colonnettes et les arceaux, à lobes réguliers, encadrent à ravir les trois Saintes. De minces arcs-boutants équilibrent cet édifice d’une inexprimable légèreté aérienne ; cependant que, de graciles pinacles, terminés en jolis fleurons de gable, sont suppportés par des panneaux ajourés en dentelles.

Mme François Blanc découvrit ce chef-d’œuvre à Vienne. Elle le destinait à la chapelle de son château, à Ermenonville, dans l’Oise. Plus tard, grâce à l’ intermédiaire de M. le Comte A. Bertora, la princesse Louise de Radziwill, fille de Mme Blanc en fit don à la paroisse.

 

 

ancien autel de la vierge en marbre

Dans cette même chapelle se trouvait un second autel de marbre surmonté d'une piéta.